Palmarès, le making of

Les coulisses des classements des grandes écoles par Géraldine Dauvergne et Sylvie Lecherbonnier

Palmarès des écoles d’ingénieurs: l’édition 2010 est sortie

Data:16 décembre 2009

Sylvie Lecherbonnier

Le classement 2010 des écoles d’ingénieurs est paru aujourd’hui sur www.letudiant.fr et depuis quelques jours dans la Lettre de l’Etudiant et dans le magazine L’Etudiant. Il sera également dans L’Express début janvier. Demandes d’explications et récriminations en tout genre affluent sur mon répondeur et sur ma boîte mail. Je vais tenter de répondre ici aux principales interrogations que lecteurs et directeurs se posent.

Tout d’abord, il faut le dire bien haut et le réaffirmer, un classement représente un point de vue. Pas dans les rangs finaux attribués auxquels nous ne pouvons au final pas grand chose mais dans le choix des critères et de leur pondération. A l’Etudiant, nous considérons qu’une école doit se démarquer sur trois champs: le niveau académique, les relations entreprises et l’international.

On nous reproche souvent de mettre trop en avant les critères recherche mais ils sont le garant que l’établissement est toujours en phase avec les évolutions scientifiques et technologiques. A l’international, le potentiel académique d’une école (autrement dit de bons enseignants-chercheurs) fait la différence. On peut le déplorer mais c’est l’une des principales conséquences de la compétition mondiale dans laquelle les écoles d’ingénieurs, comme tous les autres établissements, sont rentrées.

Mais revenons-en au classement 2010. La principale évolution de cette édition réside dans l’harmonisation des critères utilisés pour les écoles après bac et les écoles après bac+2. Un rapprochement qui est largement dû aux débats qui ont pu avoir lieu sur ce blog. Nous ne sommes pas sur un classement unique mais nous n’en sommes pas loin. Cette harmonisation n’est pas sans conséquence sur les rangs des uns et des autres, surtout pour les écoles postbac pour qui les changements ont été les plus lourds.

Nous avons baissé le coefficient accordé au niveau de recrutement des étudiants (de 30 à 20) et nous ne consacrons plus qu’un critère à ce sujet. Nous nous concentrons donc sur la valeur ajoutée des écoles.

Le critère “participation des entreprises” a remplacé l’indicateur “taxe d’apprentissage ” et s’est vu attribué un coefficient 10 (au lieu de 5). La taxe d’apprentissage seule (que nous incluons dans la participation des entreprises) nous semblait, à l’heure des chaires d’entreprises et des fondations , un critère trop étroit.

Enfin, après avoir envisagé différentes pistes, nous avons ajouté le critère “erasmus mundus” qui donne un juste équilibre à notre volet international: deux indicateurs quantitatifs, deux indicateurs qualitatifs.

Une dernière remarque sur les spécialités. Sur www.letudiant.fr, nous avons mis en place un filtre par spécialité. Nous avons changé notre méthodologie sur ce point. Les écoles nous ont fait part du pourcentage de leurs diplômés 2008 qui débutaient dans chacun des dix secteurs qui recrutent le plus de jeunes ingénieurs, selon l’enquête CGE. Celles qui dépassent de 33% la moyenne obtenue par tous les établissements dans une spécialité apparaissent dans cette spécialité. Les écoles peuvent figurer dans plusieurs domaines. Une méthode bien plus pertinente que l’année dernière où les écoles déclaraient simplement leurs spécialités parmi une liste de onze domaines. Il ne s’agit donc pas d’un classement supplémentaire mais bien d’un filtre qui permet de voir les écoles les plus spécialisées dans certains domaines. Certaines écoles généralistes apparaissent peu puisqu’elles forment à plusieurs domaines. Un seul regret: quelques établissement n’ont pas répondu à cette question précise, ils ne peuvent donc apparaître dans aucun filtre.

Il y aurait encore beaucoup à dire et je reviendrai sans aucun doute sur tel ou tel point dans les réponses à vos commentaires ou dans de nouveaux billets. La méthodologie ou l’article général qui accompagnent le palmarès peuvent vous fournir de nombreux éclaircissements supplémentaires.

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39 commentaires

  1. minimal a écrit le 17 décembre 2009 :

    Merci de votre réponse sur le billet “international”.

    J’ai bien lu votre article, mais cela ne remet pas en cause le tout.

    Je n’essaye pas de dire que vous avantagez consciemment l’enseignement supérieur publique, mais si l’on compare les subventions de l’Etat sur les différents établissements, vous vous apercevrez que c’est dans le même ordre que les partenariats entreprises et les allocations de recherche.

    De plus, les partenariats entreprises sont intimement liés au budget recherche, par conséquent un critère qui je pense est redondant et avantage 2 fois ceux qui ont de gros budgets. La logique étant que les partenariats arrivent avec les laboratoires des écoles.

    Mais comme vous pourrez le deviner cela n’étant aucunement garant d’un enseignement de qualité.

    De plus, quand on parle de durée CTI, on pourra remarquer aussi, que les écoles privées n’ont en moyenne pas la durée maximale meme si celles ci sont des écoles de plus de 100ans.

    Pour les salaires de Towers Perrin, c’est une source tout à fait intéressante, mais qui n’évalue pas ou peu les vraies différences pour toutes les écoles, car vous comprendre aisément qu’une école avec une promo 150 n’inonde pas les entreprises comme une école avec une promo de 500. Comme toutes études statistiques, il faut que l’echantillon des individus/ecoles soit tres grand. De plus, j’imagine que vous avez des stats pour 2009, meme si je n’arrive qu’à voir l’enquete pour 2006.

    Aussi, même si cela peut choquer certains, les enquetes salaires des différentes écoles affichées sur leurs site, constituent une meilleure analyse, je pense plus près des jeunes diplômés.

    Pour la sélectivité, le BAC très souvent négligé est, je le redis, une source de discorde. Comment récompenser des écoles par concours (postbac ou postprepa) par ce critère alors qu’elles oeuvrent par ce fait à donner une chance à un jour J. Ou à donner une chance à un étudiant dans la moyenne au lycée à s’épanouir et à être formé à haut niveau.
    Peut être si vous preniez la sélectivité nb de postulants avant concours ou entrée (post-bac), jusqu’au nombre de diplômés de chaque école … peut etre cela serait plus intéressant !
    Car connaissant aussi bien les deux systèmes, la sélectivité des écoles post_bac s’effectue de l’entrée à la dernière année ! alors qu’en post-prepa c’est juste pas le concours !

    Pour les relations entreprises, vous pourriez vous baser sur un critère du classement concurrent du Nouvel Économiste … les DRH .. la notoriété ! Si vous le regardez vous verrez qu’il y a de grosses différences entre vos deux classements ! surtout pour les post-bac (cf. INSA, UT, ESME Sudria, ISEN, etc ….) !

    Ne sont ils pas les principaux intérêts d’une école, à savoir la notoriété, le salaire de sortie ?

    La recherche est pour moi indépendante car souvent liée à une école doctorale en université.

    Cordialement,

  2. nono a écrit le 17 décembre 2009 :

    Je suis un fervent supporter de vos classement, cependant affirmer que l’INSA Lyon a sa place ne serait-ce que dans le top 10 des écoles d’ingénieurs en France relève soit du troll ou de la publicité à outrance.

  3. Sylvie Lecherbonnier a écrit le 17 décembre 2009 :

    Nono,
    Ni troll ni publicité à outrance pour l’INSA de Lyon. Juste les faits et une école qui se développe à vitesse grand V. C’est drôle, on reproche souvent au classement d’être très conservateur et dès qu’un élément vient perturber l’ordre établi dans les mentalités, c’est le déchaînement.

    Minimal,
    Je ne suis pas du tout d’accord avec vous sur la durée CTI. Quand on regarde bien écoles publiques et écoles privées sont à la même enseigne sur le sujet. L’ENSAE ou l’INSA de Rennes n’ont pas la durée maximum par exemple.

    Pour le bac, j’ai réfléchi à cette piste de la sélectivité. Pb: comment faire pour les concours communs ? comment prendre en compte les écoles qui recrutent sur dossier ? Je ne suis pas sûre qu’au final on compare les mêmes choses et qu’on mette les écoles sur un pied d’égalité. La note au bac a cette avantage.

    Pour les salaires, sachez que c’est le plus gros coeff du classement (25 !) et cela m’est très souvent reproché comme un critère avantageant les écoles d’ingénieurs informatique, souvent privées! Quant au Nouvel économiste, tant mieux ! Autant que les classements affichent des visions complémentaires.

    Enfin sur la recherche, je pense que nous ne serons jamais d’accord ;-)

    Merci en tout cas pour la qualité et la cordialité de nos échanges.

  4. nono a écrit le 17 décembre 2009 :

    @Le problème de cette école est qu’effectivement certaines de ces options sont très réputées (pour citer IT etc…), cependant cela ne représente pas la population totale des ingénieurs INSA lyon.

    @ Je suis aussi assez surpris de ne jamais entendre parler du GEM est des changements assez brusques qui s’y déroulent(harmonisation du concours est la fin proche de l’appellation Enstim, de meilleurs élèves).
    Je pense notamment à la réelle montée en gamme des Mines de Nantes ou Douai (qui sont stable dans vos classement depuis le début).
    Si vous avez un commentaire sur ce deuxième point.

    @ Sinon bonne chance pour la suite vos classements sont quand même assez bien construits.

  5. nono a écrit le 17 décembre 2009 :

    @ minimal

    Je ne suis pas du tout d’accord avec vous, c’est justement la recherche qui amène de nouveaux contrats et l’accélération de l’investissement d’une entreprise dans les formations proposées. Tout cela est un cercle vertueux.

    Et je pense d’ailleurs que dans un moyen terme les écoles qui ne seront pas compétitives dans ce domaine vont perdre en crédibilité, car la recherche est la vitrine de l’excellence d’une formation (je pense notamment à l’ESTP qui est vraiment à sa place dans ce classement).

  6. Moyenne a écrit le 17 décembre 2009 :

    Je lis votre classement à BAC + 2 et il y a d’énormes incohérences…

    Votre programme Erasmus mundus est un critère bien subjectif.
    Il aurait mieux valu prendre à ce moment là la part d’étudiants étrangers dans le cursus, ce qui n’aurait pas été pénalisant pour des écoles paristechniciennes… et sont autant un gage de qualité (il y a une sélection pour aller en France!).

    Par ailleurs il serait peut être bon de PRECISER que lorsqu’un critère est absent et qu’il est coefficient 10, on pourrait mentionner qu’il y a un “biais”.

    Avec coefficient 10 (partenariats entreprises), 2 points suffisent à Agro pour gagner une pla,ce, 1 point suffit aux Mines pour gagner une place.

    Enfin, le ridicule classement de l’ensae ou de l’ensta derrière centrale nantes dénotent un manque de crédibilité certain à ce classement (l’ENSTA est largement considérée comme une école groupe A, alors la reléguer après ECN est bien impertinent…)

  7. Moyenne a écrit le 17 décembre 2009 :

    Enfin pour les salaires… quand on voit l’incompatibilité entre ceux affichés par l’étudiant, ceux affichés par les AUTRES CLASSEMENTS, et ceux affichés par l’école, on peut également se poser des questions …

  8. Moyenne a écrit le 17 décembre 2009 :

    Enfin je me permets de préciser que malgré mes critiques, je n’éprouve aucune “agressivité personnelle” contre ce classement (mon école est bien classée à la fois dans ce classement et de façon générale donc bon…)

    Mais je veux dire que ces classements plus que douteux sont lus en majorité par … les préparationnaires aux concours… et se laisser séduire en se disant : bon ECN est meilleure que l’ENSTA alors je vais choisir l’ECN…

    JE lisais plus haut que vous trouviez qu’on critiquait trop souvent le conservatisme des classements … mais en même temps regardons la réalité en face… la côte des écoles, à la fois auprès des élèves, et des entreprises, ne varie que TRES PEU sur le court terme!

    Il y aura toujours (dans le court terme bien sûr!)
    un ordre établi
    X
    Mines (80% des bi-admis Centrale - Mines choisissent les Mines) / Centrale
    Ponts
    Supelec/Telecom
    Supaero/Ensta
    ENSAM/Centrale Lyon

    Remettre en cause le haut du classement décrédibilise immédiatement l’ensemble… (je ne parle même pas de l’ENSAE classée après Centrale Marseille!)

  9. MasterSlide a écrit le 17 décembre 2009 :

    Comme tout classement, celui de l’étudiant contient des erreurs sur les chiffres. Par exemple, le nombre d’anciens ingénieurs en activité de l’école des Ponts Paristech ne peut pas être égal à 12 000 (soit plus que Polytechnique avec 11 800) alors qu’elle forme 4 fois moins d’ingénieurs chaque année (environ 150 pour les Ponts contre 500 pour Polytechnique). Il y a aussi le % des doubles diplômés français de Centrale Paris qui est d’environ 30% et non pas 17%. Il y a d’autres petites erreurs mais cela ne change pas fondamentalement le classement.
    D’autre part, votre billet explicite la méthodologie du classement et je vous en remercie. Je voudrais revenir sur le classement par spécialité car je pense que la méthodologie peut être amélioré. En effet, une école A avec 50 élèves par promotion dont 25 élèves vont dans une spécialité A sera forcément dans le classement de la spécialité A alors qu’une école B avec 800 élèves par promo dont 40 élèves dans la spécialité A n’y sera pas forcément.
    Ma dernière remarque concerne l’international et le critère du “% d’étrangers diplômés”. Je pense qu’il faut le réduire au “% d’étrangers ayant obtenu le diplôme d’ingénieur dans le cadre de double diplôme”. En effet, cela traduit l’effort à long terme de l’école française sur la scène internationale. D’autre part, augmenter le nombre d’étrangers ingénieurs double diplômés est nettement plus difficile pour l’école française (il faut un accord de double diplôme, il faut que l’étranger passe au moins 2 ans dans l’école française) que d’augmenter le nombre d’étrangers ayant un autre diplôme que celui d’ingénieur (mastère spécialisée, master recherche etc…)

  10. Sylvie Lecherbonnier a écrit le 18 décembre 2009 :

    @nono
    Nous venons de publier un article sur le rapprochement entre les Ecoles des mines et des Télécoms sur http://www.educpros.fr.

    @moyenne
    j’ai l’impression que vous raisonnez uniquement en fonction du classement des écoles dans les concours pour élèves issus de prépa. Le classement de l’Etudiant prend en compte bien plus que ce critère. Recherche, international et change peut-être la donne traditionnelle…

    @masterSlide
    Pour les Ponts, le CNISF affiche dans annuaire 14 600 diplômés vivants pour les Ponts, 12 000 diplômés actifs ne parait pas scandaleux.

  11. Sylvie Lecherbonnier a écrit le 18 décembre 2009 :

    @moyenne
    Centrale Nantes doit avant tout sa remontée sur les critères internationaux. C’est une excellente école sur ce volet. C’est l’une des rares à avoir deux masters erasmus mundus labellisés, par exemple. Et erasmus mundus n’est en rien un critère subjectif puisqu’au contraire il est vérifiable auprès de source extérieur et fonctionne comme un label de qualité, tout comme les bourses Eiffel.
    Quant à l’ENSAE, elle doit sa baisse à l’habilitation CTI.

    @masterslide
    Sur les spécialités, je suis d’accord. Des progrès méthodologiques pourraient être faits. Néanmoins, notre manière de procéder est déjà plus satisfaisante que l’année dernière. On progresse d’année en année…:-)

  12. Moyenne a écrit le 18 décembre 2009 :

    Rebonjour, l’erasmus mundus est un choix politique de l’école qui n’est pas moins un gage de qualité que le recrutement directement des étudiants via des partenariats avec chaque université.

    A ce moment là, plutôt que d’avoir un oui/non à erasmus mundus (un oui rapporte combien de points d’ailleurs… coefficient 5 !), il vaut mieux avoir une statistique du type “nombre de partenariats avec universités étrangères”… Les Mines en ont plus de 140 il me semble, alors Erasmus mundus leur fait une belle jambe!

    Au niveau des critères post-prépa
    - le niveau du bac n’a AUCUN sens et vous pouvez demander à n’importe quel professeur de grande école …
    - Les problèmes de nombre absolu / pourcentages…
    De ce point de vue là il y a un gros problème qui favorise clairement les écoles centrales…
    Il faut considérer par exemple le nombre de doctorants AU REGARD du nombre total d’étudiants !

    - salaires…. qui me semblent douteux, d’une part par rapport à ce qui est affiché par école, et par ailleurs par rapport aux “fourchettes arbitraires” : entre 36,5-42 et 34 - 41, la fourchette de recoupage est plutôt grande… surtout quadn on voit que l’ENSAE appartient par exemple à la fourchette du bas alors qu’il s’agit d’une des écoles AVEC LE PLUS HAUT SALAIRE de sortie (parce que tout le monde s’oriente vers la finance et que clairement le chiffre est sous évalué [chiffre de 2008, donc promotion sortie en juillet 2007, laquelle n'a pas été trop victime de la crise! ]

    Participation des entreprises :encore une fois, avant de proclamer des choses du genre “les Mines ont baissé”, penser alors à dire également qu’il MANQUE UN CRITERE (NC) et que detoute façon ils auraient eu un point sur ce critère (je ne sais pas sur combien sont les notes) coeff 10.. et on REPASSE devant centrale

    - Erasmus Mundus et part de diplomés étrangers recoupent un peu le même critère : soit on parle d’attirer les étrangers et c’est le nombre de diplomés étrangers, soit on part de partir à l’étranger et c’est bien le NOMBRE DE PARTENARIATS (éventuellement ACTIFS) qui compte!

    Sinon de façon générale, n’allons pas parler de “progrès d’année en année”… votre classement de l’année dernière, à défaut d’avoir des critères véritablement différents, faisait un jeu de coefficients qui donnait beaucoup plus de cohérence au classement… car si ce n’est pas uniquement une question de “vision de taupins”comme vous le souligniez fort bien, il s’agit quand même d’une vision générale

    -taupins (ensta > Centrale)
    - Entreprise (ENSTA > Centrale et de loin!)
    - International (Centrale devant de part son appartenance au groupe Centrale … mais à ce moment là ParisTech commence également à acquérir une nouvelle dimension et ENSTA est dans paristech…)

    Cordialement

  13. relatif a écrit le 18 décembre 2009 :

    je suis surptis de la prise en compte dans votre classement de critères quantitifs absolus sans les ramener aux effectifs de l’écoles, ou de façon générale à une mesure de sa taille. Certaines recrutent des promos de plusieurs centaines d’élèves quand d’autres se contentent de 70 à 100 maximum. Dans ce cas là tous les critères quantitaifs absolus sont faussés et il me semblerai plus judicieux de proposer deux classements : un classement absolu et un classement relatif ramené à chaque étudiants, comme cela se pratique pour comparer les pays (PIB et PIB par tête). Par exemple, le nombre d”anciens en activité ne peut être pris tel quel, les budgets recherche ou la participation des entreprises, ne peuvent être que proportionnel à la taille de l’établissement, de même que le nombre d’étudiants qui poursuivent en recherche ou qui vont étudier à l’étranger, le CA recherche aussi … on pourrait comme cela allonger la liste. peut-on comparer les chiffres absolus de L’ESPCI , qui possède des promos de 70 élèves environ avec des écoles de plusieurs centaines étudiants comme Centrale Paris ou Supelec ?

  14. relatif a écrit le 20 décembre 2009 :

    Bonjour,
    je ne vois pas trace de mon commentaire du 18/12.
    en substance je m’étonnais du caractère absolu des valeurs prises en compte dans les critères sans les rapporter à la taille de l’école, qui ne préjuge pas de sa qualité. Ainsi il est par exemple difficle de comparer ESPCI avec 75 étudiants max par promo, qui ne recrute que sur le programme PC (à 7 exceptions près) et sur le même concours que l’X (gage malgré tout d’une certaine exigence de niveau quand on sait que seulement 2 étudiant sur 3 de PC* présente ce concours), avec des écoles à plusieurs centaines d’élèves par promo. Pourquoi ne pas faire deux classements : un absolu et un relatif à la taille (le critère de la taille pouvant être le nombre d’étudiants recrutés par promo). Pour le classement des pays on prend en compte le PIB et le PIB par tête car sinon difficile de comparer la chine et la suisse ou le luxembourg non ?
    Nous avons beaucoup discuté en france sur le classement de shangai qui justement fait nous a-t-il semblé la même erreur. (les PRES ont d’ailleurs été crés pour cela non ?)
    j’attends votre réaction.
    bonne journée

  15. relatif a écrit le 20 décembre 2009 :

    mystère de l’informatique voilà que mes deux commentaires apparaissent maintenant sur la page.
    désolé pour ce begayement et la gène occasionnée.

  16. Géraldine Dauvergne a écrit le 21 décembre 2009 :

    Sylvie est partie prendre quelques congés bien mérités, et ne pourra pas répondre aux commentaires avant son retour …

  17. er23 a écrit le 21 décembre 2009 :

    Un classement basé sur le rang du dernier admis n’est aucunement significatif puisque les écoles ne prennent pas le même nombre d’élèves.
    De plus, on ne peut se baser sur le choix des élèves, du genre 80% des personnes ayant eu Mines-ECP ont choisi de faire les Mines de Paris car le critère de choix de ces personnes-là sont les classements antérieurs si ce n’est l’emplacement de l’école.
    J’encourage personnellement les nouveaux critères pris en compte tel que celui l’ouverture à l’international ( double-diplômes, échanges…).
    Cela me fait sourire de voir des gens surpris par le fait que ECP soit mieux classée que les Mines ou que Supélec soit devant l’école des Ponts et Chaussées. Je veux répondre à ces personnes et leur dire que Centrale Paris et les Mines de Paris sont toutes deux d’excellentes écoles généralistes de même niveau et que les profils d’élèves sortis de ces écoles-là sont très recherchés. Idem pour les Ponts et Chaussées et Supélec, le classement sert juste à souligner le fait que ces deux écoles soient très reconnues et même comparer ces écoles entre elles n’a pas vraiment de sens puisqu’elles ne forment pas pour la même chose. Un élève souhaitant travailler dans le bâtiment ira aux Ponts, un autre passionné par l’énergie ira à Supélec. Les disciplines dispensées dans ces deux écoles n’ont strictement rien à voir.
    A quand les classements par groupes?

  18. MasterSlide a écrit le 21 décembre 2009 :

    Après analyse des messages, j’en déduis que “Moyenne” est une élève ou ancien élève des Mines Paris et “relatif” un élève ou ancien élève de l’ESPCI. ;-)

  19. nono a écrit le 22 décembre 2009 :

    @er23

    Parce que tout simplement le concept d’école généraliste n’est pas propice à la comparaison de celles-ci par discipline.

    Il faudrait en fait les chiffres pour chacune des options de chaque écoles, autrement dit irréalisable. Et quand bien même aurait-on ces chiffres à notre disposition on ne pourrait pas comparer une population de 300 diplômé Ensam en option X avec les 30 diplômé Mines Sté dans cette même option.

  20. relatif a écrit le 23 décembre 2009 :

    @ MasterSlide
    ni ancien ni actuel mais c’est vrai qu’on pourrrait le croire hélas je n’en ai plus l’age!
    ma remarque relève simplement du bon sens et d’une certaine exigence méthodologique de toute “mesure”.

    si l’outil de mesure introduit un biais dans l’évaluation du réel quelle fiabilité peut-on accorder au résultat ?
    ou alors il vaut mieux ne pas mesurer !
    :)

  21. Steph a écrit le 25 décembre 2009 :

    En tout cas, je trouve que vous avez du courage d’afficher votre methodologie a la vue d’une horde d’ingenieurs ou prepas maths sup maths spé, qui ont tot fait de mettre en piece vos criteres / coefficient / logiques retenus pour ce classement, je souhaite beaucoup de courage a Sylvie qui aura fort a faire a son retour de vacances :-)

  22. toto a écrit le 27 décembre 2009 :

    pourquoi télécom st etienne est aussi mal classé, enfin je voudrais savoir quel sons les points qui lui nuisent autant?

  23. azureen a écrit le 31 décembre 2009 :

    MOYENNE je souscris totalement à ce que tu dis concernant la moyenne au Bac, je cite “le niveau du bac n’a AUCUN sens et vous pouvez demander à n’importe quel professeur de grande école …”
    Par ailleurs c’est juste ahurissant de ne pas prendre en compte la sélectivité à l’entrée qui semble pourtant couler de source par définition…
    De plus quand tous les candidats ont une mention, comme c’est peu ou prou le cas des prépas, il y a le risque de voir au final une école plus sélective au CONCOURS D’ENTREE se retrouver au même niveau de sélection qu’une école indiscutablement moins sélective… (ce problème peut très bien se rencontrer pour les concours parallèles dans le principe)
    Mais de toute façon le Bac et la prépa n’ont RIEN à voir!!
    ps: sans compter que les moyennes au Bac sont des données déclaratives impossibles à vérifier.
    Est-il prévu d’améliorer la pertinence du critère sélectivité à l’avenir s’il vous plaît?

  24. Sylvie Lecherbonnier a écrit le 4 janvier 2010 :

    Bonjour à tous et meilleurs voeux pour cette année 2010.

    Je vais essayer d’apporter quelques réponses en vrac à vos réactions.

    Tout d’abord merci à Steph pour ces encouragements mais afficher la méthodologie nous semble la moindre des choses.

    Sur l’international, le classement compte quatre critères: deux quantitatifs et deux qualitatifs car quantité ne veut pas dire qualité, en matière d’international. De manière caricatural, signer un accord de partenariat avec une université étrangère n’est pas difficile, signer avec une des meilleures universités l’est déjà beaucoup plus et faire vivre l’accord encore davantage. C’est ce cercle vertueux que nous essayons de mesurer.

    Sur la question des valeurs relatives et des valeurs absolues, quatre critères sur douze prennent en compte la valeur absolue: chiffre d’affaires recherche, nombre de doctorants, participation des entreprises et anciens en activité. On peut éventuellement en rajouter un cinquième: bourses Eiffel. Trois sont clairement relatifs: niveau de recrutement, part d’étrangers diplômés et part de doubles diplômés français. Les fourchettes salaires peuvent éventuellement rentrer dans la catégorie des critères relatifs. Les autres indicateurs prennent en compte le plus souvent la possession ou non d’un label. On ne peut donc pas dire que nous nous attachons uniquement à des valeurs absolues. Il nous semble néanmoins important parfois d’y avoir recours. Le volume du chiffre d’affaires recherche ou des relations entreprises est aussi un facteur du rayonnement d’une école à prendre en compte.

    Sur les notes au bac, je veux bien réfléchir à un critère complémentaire mais pas facile de trouver un indicateur qui convienne aux 200 écoles d’ingénieurs. Croyez-moi, j’y ai réfléchi. La barre du dernier admis ne vaut que pour les écoles d’un même concours, tout comme la sélectivité. La note au bac permet de fédérer toute une promotion, que les élèves viennent de prépa, de DUT ou de licence… par ailleurs, nous nous adressons en grande partie à des lycéens qui n’ont pas encore fait leur choix d’études. La note au bac leur permet de mesurer facilement les écoles auxquelles ils peuvent prétendre selon leur niveau.

  25. cardiologue a écrit le 4 janvier 2010 :

    Bravo pour ce classement, qui, comme tous les classements de votre journal fait honneur à votre professionnalisme. Il est interessant de noter que des écoles qui sélectionnent à la sortie du bac font aussi excellente figure, ce qui me parait être un bon message pour les bacheliers ne se sentant pas d’affronter les classes préparatoires. A noter qu’à mon époque (il y a déjà 20 ans…) les INSA étaient très sélectives, plus que certaines prépas de milieu de tableau. Encore bravo.

  26. Patrick a écrit le 5 janvier 2010 :

    A propos de votre commentaire ‘La note au bac leur permet de mesurer facilement les écoles auxquelles ils peuvent prétendre selon leur niveau’, c’est justement impossible de prévoir même pour un Bac S avec mention TB s’il pourra un jour intégrer des écoles aussi sélectives que l’X, les Mines, Centrale Paris, les Ponts ou Supaero. Les statistiques disent le contraire et peu d’entre eux décrocheront le Saint Graal. Avec une mention TB au Bac S, on ne peut que juste prétendre à effectuer une bonne prépa ou couper court en entrant dans des écoles peu sélectives comme les INSA (les INSA n’ont jamais été trés sélectives, encore moins 20 ans en arrière). En prépa, on découvre un niveau en Maths, Physiques et autres qui n’a rien à voir avec le lycée. Les hierarchies du bac ne sont donc pas forcément respectées. Pour une mention trés Bien au Bac S il y a une bien plus grande probabilité qu’il finisse dans une école que vous faites figurer en milieu de tableau, l’intégration des écoles mentionnées ci-dessus restant statistiquement peu probable.

  27. Vairelles a écrit le 5 janvier 2010 :

    Quand je vois le classement des écoles post-bac, je reste quand même très perplexe : des écoles très faibles se retrouvent dans le top 15 et on voit des notes à 13,8 jusqu’à 14,5 alors que une grosse proportion des admis a à peine 10 au bac…
    D’où sortent les chiffres de cette colonne ? Est-ce les écoles qui publient ces chiffres ? Si c’est le cas, cela peut se comprendre, les écoles peuvent annoncer n’importe quoi !
    Il ne faut quand même pas oublier que les recrutements les plus rudes dans les écoles post-bacs sont les INSA d’une part (dans l’ordre Lyon, Toulouse, Rennes, Rouen, Strasbourg) et les UT d’autre part (dans l’ordre UTC, UTT, UTBM). Il n’y a que dans ces écoles (je parle des post-bac uniquement) où l’on retrouve en MOYENNE des admis au délà de 13,5.
    Voir l’une ou l’autre des ces 8 écoles au délà du top 15 voir meme top 12 ou top 10 n’est pas cohérent, et décrédibilise votre classement, de la meme façon que ce qui a été expliqué à la fin du post n°8 sur les écoles post prépa.
    Merci.

  28. minimal a écrit le 6 janvier 2010 :

    Bonjour,

    Je ne peux qu’etre d’accord sur le manque de recul par rapport aux critères sélectifs (surtout pour les post-bacs, concours vs dossiers vs nb de places vs %d’echec) ainsi qu’aux critères internationaux (toutes les écoles n’ont pas du tout la même politique par rapport aux “TYPES” d’échanges).

    Si j’ai un désir, cela serait que vous organisiez vos classements comme ceux de challenges 2010 pour les ESC. C’est à dire en différenciant plusieurs classements importants (ex: recherche & salaires & international) mais sans faire la moyenne des trois.

    Ce qui me choque le plus et que peu arrivent à saisir vraiment, c’est qu’il y a une différence fondamentale entre les etablissements publics et privés ; associer des critères semblables SANS PRENDRE EN COMPTE UN CRITÈRE DE PROPORTIONNALITÉ (ancienneté; nb d’eleves diplomés; nb anciens / ancienneté) conduit à un manque de vérité inévitable.

    Si les autres classements ne donnent pas du tout les mêmes résultats (hors top7 post-prépa) ce n’est pas parce qu’ils sont meilleurs (je ne dirais jamais ca) c’est parce qu’ils sont basés sur peu de critères, mais parfois plus représentatif de ce qu’on exige dans notre société d’une école:
    - un bon salaire de sortie
    - une embauche sure
    - des professeurs compétents
    - un programme d’études reconnu et un cursus sélectif
    - études à l’étranger
    - une reconnaissance de la part des entreprises (très très très différent d’un critère “nb de contrats de recherche” qui récompense des laboratoires de recherches pas des écoles)

    Je vous dis cela d’une maniere respectueuse, mais lorsqu’on connait un minimum du paysage des écoles d’ingénieurs francaises ainsi que leur histoire ou l’histoire des classements, on se retrouve tres perplexe devant le résultat du votre cette année. Ici il ne s’agit pas d’une seule suprise comme IESEG dans le classement ESC, mais c’est vraiment l’ordre total qui est chamboulé.

    Je ne dis pas que votre classement est faux, mais j’ai du mal en regardant d’autres classements de la meme année, donnant un résultat radicalement différent, mais plus cohérent dans la moyenne.

    Celui qui me laisse le plus perplexe étant le classement post-bac et les places de certaines écoles qui ont complètement chutées.

    Enfin, votre argumentation sur la recherche est intéressante …. mais finalement votre classement n’est que le simple classement basé sur les critères recherche. Si vous faites le tri par tous les critères recherche vous vous apercevrez que cela revient au meme que le résultat final car il y a trop de poids à la recherche avec 4 COEFF en tout
    - Performance de la recherche (coeff. 10)
    - Chiffre d’affaires recherche (en K€) (coeff. 5)
    - Nombre de doctorants (coeff. 5)
    - Participation des entreprises (en K€) (coeff. 10)
    = 30

    Le dernier étant intimement lié à la visibilité du labo de recherche (on a rien sans rien).

    J’espère que mes remarques ne sont pas trop agaçantes.

    Cdlmt

  29. grea09 a écrit le 14 janvier 2010 :

    Pour répondre à Patrick et Cardiologue , je voudrais juste ajouter quelques commentaires à propos de la sélectivité des notes au bac. Tout d’abord, une petite anecdote concernant l ‘ INSA de Lyon qui avait cru bien faire en publiant dans la presse le niveau de recrutement ( mentions ) des entrants , l’année suivante , le nombre de postulants avait drastiquement diminué , les lycéens s’étant auto-sélectionnés , c’était il y a environ 20 ans , donc effectivement cette sélectivité ne date pas d’hier. Pour revenir à ces fameuses notes au bac , je ne vois pas quel critère pourrait plus justement représenter la sélectivité d’une école. Certes une mention TB ne vous garantit pas l’entrée à l ‘ X mais statistiquement , il faut quand même reconnaitre qu’une mention TB a infiniment plus de chances d’y accéder qu’une mention passable ( euphémisme ! ). Pour faire de bons ingénieurs, il ne suffit pas d’ avoir de bons profs, pour avoir été prof dans le supérieur à l’étranger , je peux vous dire que ce n’est pas parce que vous faites le programme français qu’à la sortie le niveau des étudiants est le même. Définitivement, Sylvie peut se creuser la cervelle jusqu’à la fin de ses jours, elle ne trouvera pas plus juste que ce critère. Au niveau de l’individu , il est clair qu’on peut faire un meilleur ingénieur avec une mention bien qu’avec une mention très bien , de même que le premier de promo peut avoir une carrière pas meilleure que le dernier, qu’en cours de prépa cette hiérarchie peut évoluer, mais en moyenne les meilleurs lycéens font tout simplement les meilleurs étudiants et s’ils sont placés dans un cadre enrichissant , de très bons ingénieurs.

  30. Fl0 a écrit le 14 janvier 2010 :

    L’ENSAE après Centrale Marseille, après l’ENSE ???
    L’école est encore est toujours pénalisée par une soi-disant absence de laboratoires de rechercher performants. On oublie que les chercheurs de l’ENSAE sont tous membres du CREST, un organisme dépendant de l’INSEE. A l’arrivée, l’ENSAE est totalement déclassée alors qu’on sait (le “niveau de recrutement est d’ailleurs à observer), qu’elle se situe sans problème au niveau d’écoles comme l’ENSTA, Supaéro et même Télécom Paris !

  31. Fl0 a écrit le 14 janvier 2010 :

    (erratum: “encore et toujours” / “recherche”)

  32. baltooo a écrit le 14 janvier 2010 :

    supelec est vraiment à sa place ,des supelec qui majorent au MIT ça vous parle , y’en a et surtout en computer science et en aeronotique

  33. Nico a écrit le 15 janvier 2010 :

    Ce classement est effectivement un point de vue, car du point de vue entreprise les écoles du groupe A sont : X (qui se démarque quand meme clairement des TRES grandes écoles, salaire + plan de carriere), Mines Paris, Centrale Pa, Supélec, Pont, Supaero, Telecom Paris, ENSTA, Chimie Paris?, ENSAE? ENS, (Ulm Cachan Lyon, avec un statut toujours un peu à part)
    et le gap avec les écoles des groupes B et C est quand meme tres important en terme de salaires (environ 400 euros net mensuel entre un groupe A et un groupe C à l’embauche dans une grosse boite) et de perspectives dans des gros groupes notamment (la France a cela de particulier qu’un diplome te suit toute ta vie à de rares exceptions, PDG de schneider par exemple…)
    Placer Centrale Lyon 6 eme me semble un peu hérétique (devant Télécom!!! allez dire ca à un recruteur il va se marrer), Centrale Nantes devant l’ENSTA??? faudrait quand meme mettre les recruteurs dans la boucle, considerer la note moyenne au bac pour élaborer un classement des écoles (donc bien souvent entrée deux ou trois ans apres le bac) me semble ridicule… le note au bac ne signifie rien du tout, le bac est un diplome historique en carton dailleurs je pense que les moyennes sont completement fausses, les grandes écoles sont loin d’avoir 50% de bachelier mention TB félicitations du jury meme à l’X)

  34. sımplefact a écrit le 15 janvier 2010 :

    non Supelec n’est pas sı selectıve que cela et surevaluee par rapport aux Ecoles du concours Mınes Ponts. Le dernıer classement du Poınt est plus realıste (Supelec 13eme)

  35. Arlequin a écrit le 16 janvier 2010 :

    C’est tout à fait normal que Centrale Marseille soit devant ENSAE. Arrêtez de fumer les mecs, fallait choisir une centrale ;)

  36. Patrick a écrit le 19 janvier 2010 :

    Pour répondre à Grea9 les INSAs en général sont peu sélectives, y compris l’INSA Lyon qui certes recrutent plus de mentions TB ou Bien que les autres INSAs mais cela reste un critère peu sélectif. Pourquoi? Tout simplement parce que le BAC lui-même n’est plus sélectif. Il y a plus de 20 ans, les bacheliers représentaient 30% d’une génération alors qu’ils sont autour de 60% de nos jours. Par ailleurs la proportion de mention TB ou Bien au bac a considérablement augmentée, ce qui permet à des élèves même moyens en maths d’obtenir de tels mentions (par le biais des options ou de matières non scientifiques).
    Par ailleurs pour ce qui est de mon expérience 20 ans en arrière, les INSAs constituaient un deuxième choix pour ceux qui avaient peur d’affronter l’enfer des prépas. C’est toujours le cas. J’ai eu l’occasion d’assister à une journée porte ouverte de l’INSA et le leitmotiv de la direction pour persuader les Terminales à intégrer l’INSA c’était de dire ‘Venez à l’INSA vous éviteraient les affres de la compétition que l’on vit en prépa”. Certes mais mon expérience d’ingénieur me dit que cela va à contre courant de la réalité industrielle. L’ingénieur doit évoluer en permanence dans un environnement trés compétitif, c’est pourquoi statistiquement les ingénieurs ayant fait une prépa s’en sortent mieux que les autres.
    Par ailleurs je trouve que le message qui consiste à dire que tout est déjà joué au niveau du bac est un message trés dangereux. Nombres de bacheliers trés talentueux en maths mais plus faibles dans d’autres matières (par exemple ceux dont les parents n’ont pu leur payer des séjours à l’étranger pour parfaire leur niveau d’anglais) risquent de s’autocensurer.

  37. grea09 a écrit le 17 février 2010 :

    Pour répondre tardivement et brièvement à Patrick, j’ajouterais ces quelques commentaires . Que le bac soit moins sélectif qu’il ne l’était il y a 20 ans ne fait pas trop de doute mais on parle ici de mentions TB , pas d’avoir eu le bac avec un petit coup de chance. Prenons maintenant les 4 écoles ayant les meilleurs “notes” au bac : Mines , X, ponts , Centrale P , elles font partie des 5 meilleures du classement général de l’étudiant comme de celui de l’ Express . Malgré l’intégration de ces écoles 2 voire 3 ans après le bac , statistiquement on est obligé d’admettre la corrélation entre ces notes au bac et la sélectivité de ces écoles qui personne ne remet en cause.

    On pourrait disserter longtemps sur les bénéfices de l’esprit de compétition alors que la capacité de travailler en équipe , la solidarité , l’humanisme sont des qualités tout autant nécessaires. En tout cas , que les ingénieurs après prépa réussissent mieux statistiquement que les autres n’en est pas une preuve, on ne va pas comparer Centrale P avec une petite école privée de province. Ce n’est pas la même sélectivité : une par le mérite scolaire , l’autre par l’argent. Autre fait d’importance , on connait en France le poids du diplôme , si vous avez le choix entre l’ X et l’INSA , c’est clair , prenez l’ X mais si le choix doit se faire entre l’ INSA et une ENSI pas trop connue , il faut y réfléchir à deux fois. C’est simplement le raisonnement que font beaucoup de terminales ( pas si idiots que ça avec leur mention TB !! ) et selon la loi de l’offre et la demande , quand vous êtes nombreux à vouloir faire la même chose , ça devient sélectif : CQFD.

  38. minimal a écrit le 24 février 2010 :

    Au risque de remettre de l’huile sur le feu… je me permets de poster un extrait d’un article qui vient lui aussi de l’Etudiant et parlant des durées d’habilitation CTI.

    “”La majorité des formations déjà habilitées réussit à renouveler son accréditation pour 6 ans.

    Autres situations particulières : la première accréditation d’une école ou la fusion d’établissements. Souvent, dans ce cas, la commission estime ne “pas avoir assez de recul” pour évaluer ces nouveaux cursus de manière fiable et accorde une durée d’habilitation intermédiaire de 3 ans pour pouvoir revoir l’école plus rapidement. Ce sont donc les formations d’ingénieurs qui sont accréditées et non les écoles dans leur ensemble. Un établissement peut compter plusieurs titres d’ingénieur avec différentes durées d’habilitation.”

    Donc, 3 ans d’habilitation ne signifie pas, doute du niveau, mais doute de l’organisation administrative de l’école quand il y a fusions financières ou stratégiques. Ce qui ne constitue donc pas un critere a integrer pour un classement quel qu’il soit.

    —-

    On parle des INSAs, je regrette amèrement que la politique INSA pour attirer des jeunes soit le “venez chez nous c pas le stress de la prepa”.

    C’est un argument qui ridiculise les prepas intégrées, en les faisant passer pour des parcours de sante.

    —-

    ENSAE a une barre d’admissibilité bien supérieure a Centrale Marseille (le jour et la nuit en maths) qui est une école pour l’instant de bas de tableau, et la moins bonne des Centrales…

    Pour l’ENSAE le problème sera résolu puisqu’ils ne souhaitent plus avoir le titre d’ingénieur.

  39. Patrick a écrit le 24 février 2010 :

    A grea09 tout d’abord les prépas qui echouent aux ENSIs peuvent rentrer sur titre aux INSAs sans avoir eu la mention TB ou Bien au bac. Par ailleurs si la majorité des X sont des mentions TB, cela ne démontre pas de corrélation. La corrélation serait établie si la majorité des mentions TB au Bac entrait à l’X. Ce n’est pas le cas; Seule une infime proportion des mentions TB au bac S rentre à l’X.
    Quand je parle d’ingénieurs ayant fait une prépa cela inclue toutes les ecoles y compris celles qui sont classées par l’étudiant dans les écoles d’ingénieurs Post BAC.
    A ma connaissance les INSAs n’ont pas le monopôle des qualités que vous estimez à juste titre comme trés importantes, à savoir la capacité de travailler en équipe,la solidarité etl’humanisme. La solidarité est d’ailleurs une réalité de la vie en prépa (voir article de l’Etudiant).

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