Me voici de retour sur le blog après quelques semaines de silence. Je me suis d’abord laissée happer par l’élaboration du palmarès des écoles d’ingénieurs, j’ai ensuite laissé passer la tempête sur le classement des écoles de commerce. Et quelle tempête cette année ! Géraldine n’a pas été épargnée…. Nous avons beau savoir que c’est le “jeu”, la violence et la disproportion de certaines réactions n’en sont pas moins choquantes.
Pour les ingénieurs, nous arrivons en phase de bouclage.
Chaque année, nous essayons de faire évoluer les critères de notre palmarès pour qu’il devienne de plus en plus pertinent et s’adapte aux évolutions des écoles. Autour de quels sujets ont tourné nos réflexions cette année ? Quels sont les critères auxquels les écoles d’ingénieurs vont échapper ? Voici les réponses sur le volet “ouverture internationale”.
L’idée de départ: renforcer les critères internationaux. Ces indicateurs (pourcentage d’étudiants étrangers diplômés, pourcentage de français double-diplômés et bourses d’excellence) ne représentent que 10% des points attribués lors de notre précédente édition. Car la principale question à résoudre reste: comment conjuguer quantité et qualité ? Autrement dit comment les écoles font pour concilier large ouverture internationale et relations haut de gamme ? Et quels indicateurs peuvent nous renseigner sur ce thème ?
Première piste explorée : le pourcentage de diplômés qui trouvent leur premier emploi à l’étranger. Après tout, pourquoi pas ? S’ils arrivent à décrocher leur premier job à l’étranger, c’est qu’ils ont été suffisamment formés à travailler dans des contextes interculturels.
Voici les meilleurs établissements sur ce critère:
Ecoles après bac:
ISTOM Cergy-Pontoise - 65%
EEIGM Nancy - 30%
ESTACA - 25%
ENI Tarbes - 24%
ESME-Sudria - 22%
Ecoles après bac+2:
ESTBB Bordeaux - 68%
ESBS Strasbourg -66%
ISIFC Besançon - 46%
Chimie Mulhouse - 36%
ECPM Strasbourg - 32%
Le nombre d’écoles alsaciennes dans ce deuxième top 5 est à la fois révélateur de la pénurie d’ingénieurs en Allemagne et de la limite de cet indicateur, très soumis à la situation géographique des écoles. De plus, les diplômés des plus grandes écoles sont déjà suffisamment chassés par les recruteurs nationaux pour ne pas ressentir l’envie de s’expatrier. Le critère tombe de lui-même.
Deuxième piste: l’ouverture internationale du corps professoral. Là, la pertinence de l’indicateur ne fait aucun doute. Géraldine utilise un critère similaire pour le classement des écoles de commerce. Problème: un grand nombre d’écoles refusent de nous fournir les noms de leurs enseignants qui ont obtenus un doctorat à l’étranger. Seul moyen de vérifier les informations fournies. Face à ce constat, nous n’avons pas demandé aux écoles de nous donner les noms cette année mais seulement un pourcentage des enseignants permanents de l’école qui ont obtenu un doctorat à l’étranger. Des chiffres trop flous pour être exploitables. Il nous faudra revenir à la charge l’année prochaine.
La troisième piste a retenu notre attention… Mais elle fera l’objet d’un autre billet sur “les critères auxquels les ingénieurs n’ont pas échappé” ![]()
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25 novembre 2009
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