Palmarès, le making of

Les coulisses des classements des grandes écoles par Géraldine Dauvergne et Sylvie Lecherbonnier

Pourquoi l’IESEG est bien à sa place dans notre classement

Data:16 novembre 2009

Géraldine Dauvergne

 

L’arrivée de l’IESEG, école lilloise post-bac, dans le top 10 de notre classement concentre l’animosité des internautes qui nous font parvenir des messages par dizaines sur ce blog ou sur nos sites.

Des directeurs d’écoles m’ont fait savoir aussi qu’il était selon eux « impossible » qu’une école comme l’IESEG parvienne à obtenir 157 étoiles CNRS en moins de deux ans.

Mais il n’y a pas d’erreur. L’IESEG est bien à sa place, au 8e rang ex-aequo … dans notre classement, du moins.

Il est très difficile de bousculer la hiérarchie implicite des grandes écoles de commerce dans l’esprit des élèves, des parents, des professeurs, et des diplômés. L’intérêt d’un classement annuel est bien de révéler les écoles qui émergent, au moins d’après certains critères.

L’arrivée de cette « petite école » dans le peloton de tête n’est d’ailleurs pas une source d’étonnement pour tout le monde. Pas pour ceux qui ont étudié nos classements des années précédentes. Elle occupait la 13e place il y a deux ans, la douzième l’an passé. Au prix d’un coup de collier, elle franchit encore une étape cette année.

Sur les 60 articles que ses enseignants ont signé dans des revues référencées par la section 37 du CNRS, un l’était dans la catégorie 1* (la plus prestigieuse, valant cinq étoiles dans notre tableau), neuf dans la catégorie suivante (valant quatre étoiles) (1). Seules trois autres écoles que nous classons ont réussi à placer des articles dans des revues de ces deux catégories.

L’histoire de l’IESEG (Institut d’économie scientifique et de gestion, de son nom complet) est singulière, et explique beaucoup de choses. Créé en 1964 par Michel Falise, économiste diplômé de Louvain et de Harvard, l’IESEG devait combiner la formation pratique qui avait cours dans les grandes écoles de commerce avec une forte orientation académique de tradition universitaire. L’objectif était de former des « économistes d’entreprise ». Une profession qui n’a jamais vraiment percé en entreprise, les diplômés de l’IESEG occupant finalement des fonctions plus classiques en management. Mais l’école a gardé de cet idéal un enseignement fortement axé sur l’économie, les méthodes quantitatives, l’économétrie, les maths, les statistiques. Elle s’est dotée d’un laboratoire de recherche, le LABORES, devenu équipe d’accueil du CNRS en 1985. Le LABORES a fusionné en 2006 avec le laboratoire de l’IAE de Lille, pour donner naissance à l’unité mixte de recherche appelée le LEM (Laboratoire d’économie et de management). Peu d’écoles de management peuvent se targuer d’avoir une telle tradition de recherche fondamentale.

Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à avoir remarqué les bonnes performances en recherche de l’IESEG. L’Université du Connecticut l’a par exemple identifié comme l’un des meilleurs organismes de recherche français en économie et finance, au même titre que quatre autres écoles de management (EDHEC, INSEAD, HEC, ESSEC). Le rapport de l’AERES sur le LEM, en décembre 2008, souligne enfin à plusieurs reprises la qualité et le dynamisme des chercheurs de l’IESEG.

Le rang qu’occupe l’IESEG dans notre classement, notamment grâce à ses performances en recherche, n’est pas une lubie de notre part.

Maintenant, on peut nous reprocher d’utiliser des critères très académiques, laissant une place trop importante à la recherche. C’est un choix éditorial qui oriente fortement notre classement, et nous ne pouvons qu’encourager nos lecteurs à aller en consulter d’autres, qui ont des approches différentes et complémentaires.

Les autres écoles de management ne font pas « moins bien » pour autant. Sur d’autres indicateurs de notre palmarès, l’IESEG révèle encore des points faibles : au niveau des relations avec les entreprises par exemple. Elle n’a pas encore la notoriété des Parisiennes, ou des Ecricome. La petite école de la Catho de Lille a réalisé une performance cette année en entrant dans notre top 10, mais il lui reste à s’y maintenir.

(1) recherche-ieseg

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26 commentaires

  1. Altitude a écrit le 16 novembre 2009 :

    Pourquoi une telle justification?

    Il est vrai que cet exercice de journaliste-blogueur est parfois difficile, et c’est tout à votre honneur de faire face aux commentaires des lecteurs et participants des forums de discussions dédiés aux ESC.

    L’IESEG est une grande école et dispense une formation de qualité comme quelques autres écoles accessibles directement après le baccalauréat… La couverture médiatique dont elle bénéficie est une chance formidable pour les écoles post-bac de justifier la pertinence de leur modèle à la face de l’univers des grandes écoles.

    Depuis plusieurs décennies, les écoles post-bac ont réussi à s’adapter aux attentes des entreprises et des recruteurs. Les meilleures d’entre elles forment aujourd’hui des étudiants polyvalent, faisant preuve à la fois de savoir faire et de savoir être… Pour plusieurs années encore.

  2. Géraldine Dauvergne a écrit le 17 novembre 2009 :

    Au vu des derniers commentaires, il me semblait que ce n’était pas une évidence pour tout le monde.

  3. Ola a écrit le 17 novembre 2009 :

    Bonjour, le problème pour moi n’est pas tant la place de l’IESEG puisqu’elle découle directement de la méthodologie que vous avez choisi. Non le problème pour moi est que vous n’insistez pas assez sur le fait que votre classement n’est qu’une source d’information parmi d’autres, ni plus, ni moins pertinente.
    Exemple: EQUIS est un label qui grosso modo évalue les même critères que les vôtre par un audit sur place par contre, et des comparaisons avec toutes les écoles déjà auditées à travers le monde :
    - La gouvernance, la stratégie et les ressources de l’école,
    - Les programmes et l’équipe pédagogiques, les services aux étudiants, la prise en compte du développement personnel,
    - La dimension internationale de l’école, des étudiants, des professeurs et des programmes,
    - Les relations avec les entreprises,
    - Les contributions de l’école à la communauté en général.
    - processus de recrutement des étudiants,
    - niveau académique des professeurs,
    - mode d’évaluation et méthodes pédagogiques utilisées.
    http://www.culturesup.com/09/la-verite-sur-les-accreditations-internationales-aacsb-equis-et-amba/
    http://www.dimension-commerce.com/label-equis/1/2/0/157/
    Personnellement je suis à L’ICN est je n’ai rien à redire sur le classement de l’école puisque c’est la méthodologie qui le veut.
    Par contre concernant Equis l’école est accréditée 3 ans comme par exemple ESC Rouen, ESC Reims, Euromed, Escem ou encore Bordeaux EM.
    Or l’ICN avait un bon dossier puisque sur ce lien vous verrez que “Elle [ICN] a été accréditée EQUIS en février 2007 sur la base d’un audit réalisé en mai 2006 recommandant une accréditation pleine (5 ans)[il faut se connecter à Viadeo pour voir tout le texte du paragraphe 2002 - 2006 Directeur Général, ICN Ecole de Management]“. 5 ans signifiant que l’école atteint toutes les exigences dans tous les critères (cf. site de l’EFMD).
    http://www.viadeo.com/recherche/profil/?memberId=002alb5q6vsi6p8
    Donc pour les auditeurs EQUIS, l’ICN est au moins aussi bonne d’une façon générale que les écoles mentionnées plus haut.
    Pourquoi ne pas mettre en avant aussi ce genre d’information dans vos analyse afin de relativiser le cas échéant les résultats de votre classement, afin de mieux informer les étudiants?

  4. Totorino a écrit le 17 novembre 2009 :

    Bonjour, le problème pour moi n’est pas tant la place de l’IESEG puisqu’elle découle directement de la méthodologie que vous avez choisi. Non le problème pour moi est que vous n’insistez pas assez sur le fait que votre classement n’est qu’une source d’information parmi d’autres, ni plus, ni moins pertinente.
    Exemple: EQUIS est un label qui grosso modo évalue les même critères que les vôtre par un audit sur place par contre, et des comparaisons avec toutes les écoles déjà auditées à travers le monde :
    - La gouvernance, la stratégie et les ressources de l’école,
    - Les programmes et l’équipe pédagogiques, les services aux étudiants, la prise en compte du développement personnel,
    - La dimension internationale de l’école, des étudiants, des professeurs et des programmes,
    - Les relations avec les entreprises,
    - Les contributions de l’école à la communauté en général.
    - processus de recrutement des étudiants,
    - niveau académique des professeurs,
    - mode d’évaluation et méthodes pédagogiques utilisées.
    http://www.culturesup.com/09/la-verite-sur-les-accreditations-internationales-aacsb-equis-et-amba/
    http://www.dimension-commerce.com/label-equis/1/2/0/157/
    Personnellement je suis à L’ICN est je n’ai rien à redire sur le classement de l’école puisque c’est la méthodologie qui le veut.
    Par contre concernant Equis l’école est accréditée 3 ans comme par exemple ESC Rouen, ESC Reims, Euromed, Escem ou encore Bordeaux EM.
    Or l’ICN avait un bon dossier puisque sur ce lien vous verrez que “Elle [ICN] a été accréditée EQUIS en février 2007 sur la base d’un audit réalisé en mai 2006 recommandant une accréditation pleine (5 ans)[il faut se connecter à Viadeo pour voir tout le texte du paragraphe 2002 - 2006 Directeur Général, ICN Ecole de Management]“. 5 ans signifiant que l’école atteint toutes les exigences dans tous les critères (cf. site de l’EFMD).
    http://www.viadeo.com/recherche/profil/?memberId=002alb5q6vsi6p8
    Donc pour les auditeurs EQUIS, l’ICN est au moins aussi bonne d’une façon générale que les écoles mentionnées plus haut.
    Pourquoi ne pas mettre en avant aussi ce genre d’information dans vos analyse afin de relativiser le cas échéant les résultats de votre classement, afin de mieux informer les étudiants?

  5. Thomas a écrit le 17 novembre 2009 :

    Votre précision est toute a fait pertinente.
    Effectivement, la performance de l’IESEG en termes de recherche est tout à fait notable.
    La question que peuvent cependant se poser les lecteurs : le classement de l’IESEG ne montre t il pas que vous accordez une trop grande importance à la recherche dans votre classement ?
    Personnellement, je pense que non, mais les avis divergent, et c’est bien légitime.

  6. Thomas a écrit le 17 novembre 2009 :

    Par contre, votre lien vers le classement de l’université du Connecticut ne fait pas grand sens car il ne prend pas en compte l’ensemble de la recherche en gestion. Le classement d’Université du Texas à Dallas fait référence dans ce domaine mais il ne liste que des A* ou presque, et donc aucune revue française. Seule l’INSEAD est dans les 100 premiers.

  7. LH a écrit le 23 novembre 2009 :

    Bonjour,
    n’ayant pas reçu de réponse de votre part je me permets de vous renvoyer un message.
    Je me pose en effet une question au sujet des frais de scolarité que vous indiquez pour chaque école et qui ne correspondent pas à la réalité actuelle.
    Comment calculez vous le “coût annuel moyen” d’une école?
    Si l’on prend l’exemple de l’EM Lyon, vous indiquez un coût annuel moyen de 8133 euros. Avec une année bachelor coûtant 8500 euros et deux années de master coûtant 10500 euros chacune (données disponibles sur le site internet de l’école), soit une moyenne de 9800 euros environ, je ne comprends pas votre résultat de 8133 euros par an.
    Il en est de même pour le cas de l’Edhec (frais de scolarité de 7600 + 10200×2 soit 9300 euros par an environ), école pour laquelle vous annoncez un coût annuel moyen de “seulement” 8800 euros.

    Les différences entre vos chiffres et la réalité ne sont donc pas négligeables (20% d’écart pour l’EM Lyon).

    Les frais de scolarité d’une école sont selon moi une donnée importante au moment de choisir son école. Encore plus aujourd’hui, alors que les frais de scolarité de certaines écoles ont explosé (écoles du top 5). Le temps des frais de scolarité tournant autour de 8000 euros l’année pour toutes les écoles (en dehors de quelques exceptions comme l’Essec, Telecom ou Strasbourg) est révolu et les frais de scolarité sont devenus selon moi un réel critère de choix d’école.
    Quelle est donc la source des chiffres que vous avancez?

    Je vous remercie de la réponse que vous pourrez m’apporter.

  8. Géraldine Dauvergne a écrit le 23 novembre 2009 :

    Le montant des frais de scolarité 2009-2010 nous a été transmis par les écoles. Il ne constitue pas l’un de nos critères classants, et nous ne le donnons qu’à titre indicatif. Mais nous nous ferons un plaisir de corriger ces données au fur et à mesure où les internautes nous signaleront ces “erreurs”.

  9. Pierre a écrit le 23 novembre 2009 :

    Je réponds (brièvement) au premier auteur. Il ne s’agit pas d’une justification. Il s’agit d’un éclairage. Et cet éclairage est plein… d’informations, ce qui est la vocation première des journalistes. Le net permet ce questionnement direct de la part d’une audience, ici des étudiants et des profs, de leurs médiateurs que sont les journalistes. Géraldine et Sylvie ont eu mille fois raison de créer ce blog coulisse qui, s’il n’a pas vocation à tout expliquer, permet, en l’expliquant, d’assainir le débat en le ramenant sur des bases informatives et rationnelles. Et surtout, il rapproche l’audience de ses médiateurs en organisant des marches vertueuses dans les deux sens: plus d’infos pour l’audience intéressée, plus de réactivité pour les journalistes qui peuvent ainsi corriger des erreurs signalées par exemple ou recevoir des alertes. L’information aujourd’hui, c’est ça.

  10. Johnny a écrit le 23 novembre 2009 :

    Et pas un mot sur SKEMA? Vous ne portez pas le CERAM et l’ESC Lille dans votre coeur?

  11. Géraldine Dauvergne a écrit le 23 novembre 2009 :

    Le coeur n’a rien à voir là-dedans, soyez-en certain.
    Depuis mon post de juillet dernier (http://palmares-making-of.letudiant.fr/index.php/2009/07/24/le-ceram-et-lesc-lille-existeront-ils-encore-a-la-rentree/), j’ai simplement rendu compte de la naissance de Skema sur educpros.fr et letudiant.fr. Mais nous aurons sûrement l’occasion d’aborder l’actualité de cette nouvelle école de manière moins impersonnelle, sur ce blog, dans les mois qui viennent.

  12. Julien a écrit le 23 novembre 2009 :

    En revanche, vous n’osez pas modifier la hierarchie du top 7, toujours plus facile de s attaquer aux petites ecoles!

  13. LH a écrit le 24 novembre 2009 :

    Je suis étonné du détachement avec lequel vous me répondez.
    Puisque cette information ne participe pas au résultat de votre classement mais n’est fournie qu’à titre indicatif elle ne mérite donc pas d’être vraie ? Pourquoi la diffuser alors ? Pour réagir à ce que dit Pierre un peu plus haut, diffuser « plein d’informations » n’est selon moi pas la vocation première des journalistes. J’estime que cette vocation est la diffusion d’informations vérifiées et vraies, surtout quand leur vérification est simple.
    Si vous ne prenez pas la peine de vérifier une information si simple à contrôler (2mn par école, une simple connexion sur un site internet suffit), comment vérifiez-vous des informations plus complexes, comme les salaires à la sortie de l’école ? Selon moi la diffusion de telles erreurs (en si bonne place, dans le tableau du classement général des formations) discrédite votre classement.
    Et si des écoles telles que l’EM Lyon ou l’Edhec se permettent de vous mentir (ou de se tromper) sur des informations « secondaires » comme les frais de scolarité, je n’ose pas non plus imaginer la façon dont elles doivent vous mentir sur des questions qui concernent directement votre classement. Après de telles erreurs (volontaires ou non), ne demandez vous pas des explications aux écoles concernées ?
    Je suis ravi d’apprendre que vous allez corriger ces erreurs (notez au passage que je ne comprends pas votre utilisation de guillemets pour encadrer le mot erreurs. Avez-vous un autre terme plus approprié ?).
    Comprenez bien que je ne remets pas en cause la pertinence de la méthode de votre classement, ni la place de telle ou telle école (ce créneau d’expression me semble déjà bouché). Je m’interroge simplement sur la diffusion d’informations erronées qui n’a pas l’air de vous déranger outre mesure.

  14. LH a écrit le 24 novembre 2009 :

    Cependant je tiens à vous remercier pour votre réponse.

  15. Géraldine Dauvergne a écrit le 24 novembre 2009 :

    A mon tour d’être très étonnée de ce que vous exigez là.
    Si des informations sur la scolarité transmises par les propres services communication et scolarité des établissements doivent être systématiquement recoupées, je ne sais pas auprès de quelle source plus “officielles” elles peuvent l’être !
    Avouez qu’on marche sur la tête : vous vous indignez que nous ne vérifiions pas des renseignements aussi basiques, que seules les administrations des écoles sont en mesure de nous transmettre officiellement … et non du fait que ces écoles nous fournissent ces informations erronées !!!
    A la période où nous réalisons notre enquête, les sites internet, que vous semblez considérer comme une preuve irréfutable, ne sont pas tous à jour pour l’année suivante. Certaines écoles ne font d’ailleurs pas figurer, aujourd’hui, sur leur site leurs frais de scolarité (à ce propos indiquez-moi le lien vers la page des frais de scolarité sur le site de l’EDHEC, et je pourrai “valider” les informations que vous nous indiquez).
    Nous recoupons le maximum d’informations, et en priorité celles qui nous servent à établir le classement. Ces informations-là sont par définition délicates à obtenir et à synthétiser : recherche, partenariats internationaux, qualité des profs, etc. Dans ces domaines particulièrement sensibles, nous n’hésitons pas à passer le temps et l’énergie nécessaires pour corriger certaines réalités “embellies”. Les salaires, que vous pointez du doigt, ne sont d’ailleurs pas fournis par les écoles, mais par une enquête salaire réalisée par un Towers Perrin auprès des entreprises.
    Aujourd’hui vous nous demandez de suspecter toutes les informations pratiques et administratives transmises par les écoles, demain vous exigerez que nous allions vérifier qu’EM Lyon est bien à Lyon et l’EDHEC Lille bien à Lille.

  16. LH a écrit le 24 novembre 2009 :

    Votre dernière phrase tente de faire plonger dans le ridicule un débat qui ne l’est absolument pas.
    Le problème est que les écoles vous envoient des informations erronées mais également que vous le savez et que vous leur accordez sur certains points une confiance aveugle. Effectivement je vous demande de prendre ces informations avec méfiance, et il se trouve que cette suspicion est justifiée (nous parlons d’écoles faisant partie de votre « Top 5 »).
    Si vous relisez mon message, vous verrez que je suis moi aussi étonné que les écoles se permettent de vous envoyer des informations erronées. Je vous pose même la question de savoir si vous leur demandez des explications après vous être aperçus de leurs erreurs (ce qui n’est visiblement pas le cas).
    Les écoles jouent sur les chiffres pour attirer des étudiants, tant la concurrence est grande entre elles. Une différence de frais de scolarité de 1700 euros par an est un élément pouvant faire réfléchir des élèves devant réaliser un emprunt pour financer leurs études.
    Effectivement certaines écoles poussent la mauvaise foi jusqu’à ne pas aborder la question financière sur leur site internet. Mais beaucoup d’autres rendent disponibles leurs frais de scolarité en début d’année, vous pourriez donc je pense vérifier ces données pour les écoles pour lesquelles c’est possible. Ca ne demande pas un travail très lourd, je peux vous l’assurer.
    Vous semblez mettre en doute la pertinence des informations disponibles sur les sites internet des écoles. Après avoir discuté avec des amis qui payent chaque année leurs frais de scolarité à l’Edhec ou l’EM Lyon, je peux vous assurer qu’à l’heure actuelle les sites internet des écoles sont une preuve plus irréfutable que le site internet de L’Etudiant…
    Au passage un lien vers le site internet de l’Edhec (5ème résultat sorti par Google lors de la recherche « Frais scolarité Edhec »).
    http://programme.edhec.com/questions.php
    Les chiffres que vous publiez sur Audencia sont également erronés. La coût moyen de l’année est de 8000 euros, pas 7600.
    http://www.audencia.com/grande-ecole/informations-pratiques/cout-financement/
    Ma question était en fait « Pourquoi publier ces informations si vous ne pouvez pas en garantir la véracité ? »
    Quoi qu’il en soit, je vous remercie de corriger les erreurs apparaissant sur votre site internet. Cela démontre l’intérêt de votre blog.

  17. Guillaume a écrit le 25 novembre 2009 :

    Bonjour, une remarque concernant le classement “Relation aux Entreprises”. Votre politique d’explications est louable (il est rare que les pondérations utilisées soient publiées).
    En revanche, une colonne (salaire min après trois ans) manque. Par conséquent, en utilisant les seules informations que vous fournissez le classement est clairement différent de celui que vous indiquez et ce à vue d’oeil (e.g. entre ESCP-Europe, EM Lyon et ESSEC); c’est dommageable à la clarté de votre exposition et mériterait une note de bas de page. Cordialement.

  18. CR a écrit le 27 novembre 2009 :

    J’adorerais avoir votre avis sur le nouveau classement du Figaro et sa méthodologie… Cordialement.

  19. yAm a écrit le 28 novembre 2009 :

    Je souhaiterais répondre à CR :
    Je ne comprends pas, personnellement, comment le classement du Figaro peut être pris au sérieux par tellement de chefs d’entreprises.
    Leur méthodologie est plus que discutable :
    _ Ils distribuent des points qui tendent à niveler les différences entre les écoles : ainsi, le prestige académique ou l’attractivité française d’HEC seraient équivalent à ceux de l’ESC Toulouse !
    Pour information, l’attractivité française se base sur le classement SIGEM. Si l’on regarde le classement croisé des choix des candidats admis dans plusieurs écoles, sur 299 candidats admis à HEC et à l’ESSEC, 294 vont. Or l’ESSEC a le même nombre de points d’attractivité française dans le classement du Figaro … on se demande bien comment le Figaro en arrive à mettre cette même note de 8 à plusieurs Ecricomes !

    _ Ils reprennent un classement extérieur (celui du Financial Times) qui utilisent des critères réutilisés ensuite par le Figaro …

    Je n’ai pas le courage de faire chacun des critères utilisés par le Figaro : d’ailleurs, je n’ai pas critiqué le choix et la pertinence des critères mais bien la notation, qui en elle-même fausse complètement le classement.
    Si même la notation n’est pas bien faite, je vous laisse imaginer ce que l’on peut penser des critères choisis par les journalistes du Figaro …

  20. yAm a écrit le 29 novembre 2009 :

    Je me rends compte que j’ai oublié la fin d’une phrase :
    Sur 299 étudiants admis à la fois à HEC et à l’Essec, 294 vont à HEC. Donc HEC > Essec. Or Essec >>> ESC Toulouse ou autres …
    Pourtant toutes ces écoles ont la même note d’attractivité !

  21. Géraldine Dauvergne a écrit le 30 novembre 2009 :

    A CR : Dans la presse des “classements”, on est loin de la concurrence acharnée qui règne entre écoles. :-) Et plus il y a de classements, mieux c’est.

  22. Jojo a écrit le 3 janvier 2010 :

    Concernant les publications de l’IESEG, il est notoire dans cette école que des enseignants-chercheurs y sont affectés, ne donnant pas cours (donc ne faisant pas bénéficier les étudiants de leurs travaux), et… recevant des primes en fonction du NOMBRE de publications (la récompense pouvant apparemment atteindre jusqu’à 2000 euros).

  23. Géraldine Dauvergne a écrit le 4 janvier 2010 :

    Jojo, il est “notoire” que dans toutes les grandes écoles de management un tant soit peu ambitieuses, on a mis en place des politiques d’incitation à la recherche pour les enseignants, basées sur des primes à la publication et des décharges de cours. Autres faits très “notoires”: les enseignants de l’IESEG publient à peu près tous, et consacrent tout leur temps à cette seule école. Ce qui est loin d’être le cas dans la majorité des écoles de management françaises, dont les professeurs auteurs d’articles ne s’y trouvent qu’à temps très partiel et sont principalement employés par d’autres institutions.

  24. azureen a écrit le 5 janvier 2010 :

    L’IESEG héberge une unité mixte avec le CNRS, forcément ça aide…
    Moi je ne comprends pas pourquoi vous n’utilisez pas des données moyennes, au moins en complément(nombre d’étoiles CNRS par prof etc) pour évaluer l’efficacité moyenne.
    Forcément des écoles ayant plus de professeurs augmentent leur chance d’avoir des étoiles CNRS. Dès lors c’est la course au “big is beautiful”. Pourquoi ne pas utiliser les deux: la quantité brute et l’efficacité moyenne?

  25. Géraldine Dauvergne a écrit le 5 janvier 2010 :

    L’IESEG a beaucoup de profs, et en plus une UMR : elle n’a donc aucun mérite.
    Curieux raisonnement, quand même, non ?
    Je ne suis pas sûre que le qualificatif de “big” s’applique à l’IESEG. Le nombre d’étoiles par prof lui ferait encore gagner quelques places sur ce critère.

  26. azureen a écrit le 8 janvier 2010 :

    Seule ma première phrase concernait l’IESEG et explique pourquoi elle performe concernant les étoiles CNRS.
    Le reste était une remarquegénérale. Ce que je voulais dire c’est que d’une façon générale si tu as plus d’étudiants tu as besoin de plus de professeurs donc plus d’étoiles CNRS potentiellement, mais quid de l’efficacité par “tête”?. Prime aux structures avec beaucoup d’étudiants et donc beaucoup de professeurs donc au “big is beautiful”.
    Je ne parlais pas du tout du casIESEG dont je ne connais d’ailleurs pas du tout le nombre de professeurs. Peu importe que le nombre d’étoiles par prof l’avantage encore (son avantage réside de toute façon en l’unité mixte avec le CNRS donc ça ne m’étonne pas plus que cela). Je parle d’une façon générale pour votre classement.

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